VIDÉO. Sécheresse 2026 : quel menu pour nos bovins ?
Bonjour à toutes et tous, la sécheresse de cet été a entraîné, pour les éleveurs, un manque de fourrages pour nourrir les animaux, partout en France.
Une des réponses, en agriculture biologique, grâce à une dérogation très exceptionnelle de l’État, est de permettre l'utilisation de fourrages non-bio. Nous n'allons pas utiliser cette dérogation.
En effet, une fois de plus, nous sommes sauvés par notre chère et précieuse luzerne. Explications ci-dessous, en images et en mots.
Malgré la sécheresse, nous avons donc pu continuer à nourrir nos animaux à 100 % en alimentation bio, produite sur la ferme.
Comment ?
- Grâce à un stock de foin et d'enrubannage (herbe et luzerne), constitué au printemps ;
- Grâce à la luzerne, très résistante à la sécheresse :
- Elle peut pousser jusqu'à 30 °C (voire plus, au vu de ce que nous avons observé cet été) ;
- En 5-6 ans d'implantation, ses racines descendent jusqu'à quasiment 2 m, pour aller puiser eau et nutriments ;
- Cette pousse estivale est sans-doute également due au fait que nous associons désormais des semences méditerranéennes aux semences nordiques traditionnelles.



A gauche, quelques-uns de nos bovins, en pleine pâture estivale de luzerne, dans le champ "Côme". A droite, le même champ, en mai. Le volume est certes supérieur au printemps (en mai, nous avons récolté et stocké) mais une pâture estivale est quand-même possible et appréciée.
Nous témoignons régulièrement de ces pratiques d'adaptation auprès d'agriculteurs, de futurs agriculteurs et d'enseignants. Cet automne, c'est Madame la Préfète de la Mayenne qui viendra à la ferme.
A bientôt pour des nouvelles... plus fraîches ?!