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Autonomie et résilience grâce à la luzerne

Autonomie et résilience grâce à la luzerne

Survol de drone au-dessus d'un de nos champs où nous cultivons de la luzerne à quelques jours d'une fauche pour la stocker en vue de la consommation hivernale. Nous l'observons et nous nous réjouissons une fois encore du choix que nous avons fait il y a une quinzaine d'années de faire de cette plante un des piliers :

  1. de la résilience face aux sécheresses récurrentes
  2. de l'autonomie protéique pour l'alimentation de nos animaux
  3. de la fertilisation azotée naturelle avec bouclage local des cycles de nutriments
  4. du stockage important de carbone car ces champs sont verts 365 jours sur 365
  5. globalement, de la construction d'un agro-écosystème riche de biodiversité faunistique et végétal, autonome, résilient et multi-performant (c'est important aussi).
Toujours nous, au milieu de 13 ha de luzerne

Gros plan dans le champ : deux précieuses légumineuses. Au-dessus, la luzerne qui domine, plus haute que les trèfles au premier plan qui eux, sont sursemés dans la luzerne chaque automne pour combler tous les espaces au sol afin que des plantes non utiles ne prennent ces espaces.

C'est la règle du "sans désherbage chimique, il faut occuper l'espace avec des plantes utiles et toniques". Ces trèfles associés à la luzerne occupent donc l'espace et apportent un volume supplémentaire pour la récolte riche en protéines et en de nombreux autres nutriments. Ce sont de réels aliments-santé pour nos bovins ruminants. Ces luzernes pures et associées couvrent 95% des besoins en protéines de notre troupeau de vaches et génisses hors périodes de pâturage.

Autre avantage de la luzerne et non des moindres : sa capacité à pousser au-delà d'une température de 30° C (surtout les variétés méditerranéennes que nous avons introduites dans nos semis), ce qui n'est pas le cas des espèces d'herbes de nos prairies de pâturage, et sa résistance à la sécheresse des sols.

Pourquoi ? La réponse est sur nos photos : enracinement profond (suivez les racines) qui permet à cette plante d'aller puiser eau et nutriments à 80 cm et plus. Cet enracinement est parfois facilité par des galeries de vers de terre (entre autres les plus gros d'entre eux, les anéciques) et les galeries permettent également en toutes saisons un écoulement rapide de l'eau lors de précipitations violentes.

20260123_agri53.pdf
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